- 0
- 543 words
La forme extérieure étant maintenant terminée, on peut passer à une étape beaucoup plus précise : la préparation de l’intérieur de l’étui.
Repérer les perçages
Je commence par préparer un calque qui reprend précisément les différents points de forage. Il est simplement collé sur la pièce avec de la colle Pritt. Cela permet de reporter les emplacements sans devoir reprendre toutes les mesures sur chaque pièce.

Les trous destinés aux aimants et aux charnières peuvent ensuite être percés.

Préparer le fraisage de la poche intérieure
Vient ensuite la préparation de la pièce pour le fraisage de la poche qui accueillera les anches.

Le fraisage ne se fait surtout pas en une seule fois. La poche finale doit atteindre environ 10 mm de profondeur, mais je ne retire que 2 à 3 mm de matière par passage.
Cela permet de moins solliciter la fraise et la défonceuse, mais aussi d’éviter les vilaines traces de brûlure que peut laisser une fraise qui travaille trop fort dans le bois. Il faut donc généralement quatre à cinq passages avant d’arriver à la profondeur voulue.

Après plusieurs passages, la poche intérieure est finalement terminée.

Quelques détails indispensables
Il reste encore plusieurs petits fraisages qui semblent anodins, mais qui sont indispensables au bon fonctionnement de l’étui.
Un petit angle doit être réalisé sur le couvercle et sur la partie inférieure. Sans cet espace, les deux pièces de bois risqueraient de se toucher lors de l’ouverture et de la fermeture des charnières.

Enfin, une petite poche est fraisée sur la partie avant. Elle permet tout simplement de glisser plus facilement les doigts entre les deux parties et donc d’ouvrir l’étui plus confortablement.

Et maintenant : beaucoup de ponçage… et un problème de couleur
Les prochaines étapes seront consacrées au ponçage puis au polissage du bois et de la résine. C’est une partie particulièrement longue du travail, surtout lorsque l’on veut obtenir une surface parfaitement régulière et une résine bien brillante.
Mais le prototype noir et or actuellement en préparation me pose encore un autre problème : les couleurs ne correspondent pas vraiment à ce que j’avais imaginé.
La résine que je voulais dorée tire finalement beaucoup vers l’orange. Sur ce point, il n’y a malheureusement plus grand-chose à faire une fois la résine coulée.
Le bois, quant à lui, n’est pas suffisamment noir. Et pourtant, on parle ici d’ébène. Le résultat reste sensiblement brun, tandis que le wengé que j’ai également préparé est encore plus brun.
Je vais donc essayer de corriger au moins cette partie du problème en teintant le bois. J’attends pour cela une teinte noire (Beize) dont la livraison est prévue lundi.
J’espère qu’elle permettra d’obtenir le noir beaucoup plus profond que je recherchais initialement.
La suite devra donc attendre quelques jours. Ensuite viendront les nombreuses étapes de ponçage, de polissage et de finition avant de pouvoir enfin juger le résultat définitif.
