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Ma nouvelle scie à bande a été livrée il y a deux jours… mais les choses ont pris une tournure un peu plus compliquée que prévu.
Jusqu’à présent, j’utilisais une scie à bande bon marché avec laquelle je me battais pour obtenir des coupes à peu près droites et propres. Après suffisamment de temps perdu et de bois maltraité, j’ai fini par prendre une décision assez simple : direction la ferraille.
Sa remplaçante est d’un tout autre calibre : une Felder FB 510, une belle machine de 3 kW (4 CV).
Avant de la commander, j’avais évidemment vérifié un détail assez important : est-ce qu’elle allait entrer dans mon atelier ?
Dans le prospectus que j’avais reçu, j’avais retenu une hauteur de 1,95 m.
Ma porte de garage : 1,97 m.
Deux centimètres de marge. Pas énorme, mais ça passe.
Enfin… en théorie.
Parce que le jour de la livraison, premier petit détail : une machine de cette taille arrive évidemment sur une palette. Une palette qui ajoute une bonne quinzaine de centimètres.
Il fallait donc commencer par faire descendre de sa palette une machine de près de 250 kg.
Pas vraiment le genre de colis qu’on prend sous le bras.
Heureusement, j’ai des voisins sympas qui sont venus me donner un coup de main. Encore un grand merci à Jean-Marc, Tom et Guillaume !
Après quelques efforts, la Felder était enfin au sol.
Problème résolu ?
Pas vraiment.
Elle ne passait toujours pas sous la porte du garage.
Et là, pendant quelques instants, je n’ai franchement pas compris.
1,95 m pour la machine.
1,97 m pour la porte.
Ça devrait passer !
Jusqu’au moment où je me rends compte que la hauteur réelle de la FB 510 est de 1 995 mm.
Pas 1,95 m.
Ai-je mal lu le prospectus à l’époque ? La hauteur y était-elle réellement indiquée à 1,95 m ? Je ne le saurai probablement jamais.
Une chose était certaine : la machine ne rentrerait pas debout.
Il a donc fallu la basculer.
Et basculer près de 250 kg, puis les faire passer sous une porte de garage, c’est le genre d’exercice qu’on préfère ne faire qu’une seule fois.
Autant dire que j’étais plutôt content lorsqu’elle s’est enfin retrouvée à l’intérieur de l’atelier.
Mais maintenant qu’elle est installée, je peux le dire : ça valait le coup.
J’ai déjà commencé à débiter quelques morceaux de bois qui attendaient depuis longtemps.
D’abord le pommier du Papy, qui révèle à la coupe de très beaux tons dorés.

Ensuite l’érable de Tom, avec son bois très clair.

Et aujourd’hui, je vais m’attaquer au chêne provenant de mon propre bois. Je suis particulièrement curieux de découvrir ce qui se cache à l’intérieur.
L’atelier devient certes de plus en plus étroit, mais avec cette machine, j’ai vraiment l’impression de pouvoir enfin débiter correctement mon propre bois.
Et la différence avec mon ancienne scie est… assez radicale.
Il reste toutefois une règle à ne jamais oublier : une machine qui coupe aussi bien ne pardonne pas. La lame traverse le bois avec une facilité impressionnante, et un doigt placé au mauvais endroit partirait tout aussi facilement.
Donc : beaucoup de plaisir à l’utiliser, mais aussi beaucoup de respect pour la machine et toute l’attention nécessaire à chaque coupe.
Maintenant que la FB 510 est enfin dans l’atelier, je vais pouvoir commencer à découvrir sérieusement ce que cachent tous ces morceaux de bois accumulés au fil du temps.
Et quelque chose me dit que je vais avoir quelques surprises…
